Al-Ma'un, « Les Petites Bontés » (ou « L'Assistance »), est la cent septième sourate — sept versets qui posent une question incisive : à quoi ressemble, en pratique et non seulement en paroles, le fait de renier la foi ?1

De quoi il s'agit

La sourate s'ouvre par : « Vois-tu celui qui traite de mensonge la Rétribution ? » — puis, au lieu de décrire une position théologique, elle décrit un comportement : « C’est bien lui qui repousse l’orphelin », « et qui n’encourage point à nourrir le pauvre. » Rejeter le Jour du Jugement se manifeste par la dureté envers les vulnérables. La seconde moitié se tourne vers les adorateurs eux-mêmes : « Malheur donc, à ceux qui prient. » « tout en négligeant (et retardant) leur prière (As-Salât) », « qui sont pleins d’ostentation », « et refusent l’ustensile (à celui qui en a besoin). » La prière offerte pour l'apparence, jointe au refus même d'un petit service, est condamnée comme une forme de déni à part entière.

Pourquoi c'est important

La sourate refuse de laisser le culte et l'éthique être séparés : une personne peut garder la forme extérieure de la prière et pourtant manquer à la foi par la manière dont elle traite un orphelin ou un voisin. Pour lire Al-Ma'un en arabe avec des traductions et la récitation, ouvrez-la sur Quran.com.